Journée scientifique grand public

Journée hybride gratuite grand public "Dissociation traumatique : quand l’esprit se coupe de ce qu’il vit. Quelle place chez les victimes et auteurs de violences sexuelles ?"

Le 4 juin 2026, l’équipe du CRIAVS-LR du CHU de Montpellier a organisé une journée hybride grand public gratuite consacrée à la dissociation traumatique et à sa place chez les victimes et les auteurs de violences sexuelles.

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Qu’est-ce que la dissociation traumatique ? 

La dissociation traumatique est un mécanisme de protection psychique, par lequel l’esprit se « coupe » d’une expérience vécue comme insupportable, afin de protéger sa santé. 

En effet, un peu comme un compteur électrique qui subirait une surtension, le cerveau « disjoncte » lors d’un stress trop important. C’est un moyen de protéger d’autres organes clefs (cœur, vaisseaux, cerveau…) et d’éviter la rupture. C’est paradoxal, puisque c’est justement la rupture de communication entre certaines aires cérébrales sous-corticales (amygdales et hippocampes) qui provoque une sensation de perte de cohérence et d’unité entre les sensations (motrice, émotionnelle, sensorielle…) et perceptions (sentiment, temps, mouvement, identité…) de la victime d’un traumatisme. C’est ce qu’on observe dans la sidération traumatique (ou syndrome de l’opposum : https://www.youtube.com/watch?v=YC_WgxJQ1DE ) avec une personne figée, « gelée » qui ne s’oppose pas à l’agresseur. D’ailleurs, la loi a évolué récemment pour préciser que « le consentement ne peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime » et définitivement reconnaître la sidération traumatique comme une réaction identifiée de la victime, ne laissant pas la place au doute sur l’absence de consentement.

Manifestations chez les victimes

Au cœur des violences sexuelles, elle concerne fréquemment les victimes, chez qui elle peut se manifester par :

  • une anesthésie émotionnelle, 

  • une inhibition psychomotrice,

  • des comportements automatiques inadaptés,

  • des altérations de la mémoire, 

  • un sentiment d’irréalité…

Ces mécanismes compliquent le repérage clinique et la reconnaissance judiciaire comme la conséquence des violences subies. 

Enjeux concernant les auteurs de violences sexuelles

Cependant, la dissociation traumatique interroge le fonctionnement psychique de certains agresseurs sexuels, notamment à travers :

  • les questions de discernement,
  • le recours au clivage au cours des violences (subies et/ou agies),
  • et l’histoire traumatique personnelle éventuellement réactivée à la faveur des violences. 

Une journée hybride grand public gratuite, organisée par l'équipe du CRIAVS-LR pour explorer les multiples visages de la dissociation traumatique

Quand a eu lieu cette journée ? 

Le jeudi 4 juin 2026, de 9 h à 17 h.

Où s'est-elle déroulée ? 

A l'amphithéâtre Lapeyronie au CHU de Montpellier et en visioconférence via Teams.

Retour sur cette journée en vidéo (cliquez sur les titres des interventions soulignées en bleu ci-dessous pour visualiser les vidéos) :

Le programme du matin 

Le programme de l’après-midi